L’évangélisation de la sexualité : pour la joie des époux !

8 novembre 2016

Maud - Il est avant tout utile sans doute de vous préciser tout d’abord l’immense apport que Jean-Paul II nous a apporté au travers de son enseignement sur la sexualité ; il rejoint les intuitions géniales de la tradition orientale et aucun théologien n’avait dans la tradition latine de l’Eglise apporté une telle contribution à la compréhension du mystère et du sens de la sexualité conjugale. Cet enseignement nous a bouleversé dès le début des années 80 lorsque nous n’étions que fiancés ; ce fut un éclairage si riche pour la vie de notre jeune couple, mais aussi un apport pastoral précieux dans toutes les missions que nous vivons auprès des jeunes et des couples depuis près de 30 ans. Son enseignement est un levier évangélisateur impressionnant, particulièrement auprès des non-croyants d’ailleurs qui sont bien souvent estomaqués de la pertinence et de la justesse de nombre de ses traits de génie !

La sexualité, don extraordinaire à purifier

Alex - L’exercice de la sexualité a un côté ambivalent : la révélation chrétienne nous la présente comme inscrite au cœur de la vie et de la vocation conjugale. L’attirance et la communion qui en découlent sont essentielles aux époux. Des Pères de l’Eglise parlent du lit du couple comme de « l’autel conjugal » et Jean-Paul II parle de la sexualité comme de la « liturgie propre des époux » au sens où elle est un signe visible d’un mystère invisible, celui du « grand mystère » du mariage qu’évoque Saint Paul : la Genèse présente le couple à « l’image de Dieu », de ce Dieu d’amour et de communion intenses ; quand un homme et une femme s’unissent, ils sont donc appelés à rendre grâce à Dieu à travers leur union conjugale. Mais à cette communion, qui devrait être la plus belle expression d’amour, viennent se mêler nos péchés, nos blessures, notre égoïsme, etc. La sexualité est à la fois un lieu merveilleux, une expérience profondément spirituelle, mais aussi, à cause de notre nature fracturée par le péché, un lieu d’appel à la conversion. Cela se traduit par des choses très concrètes, comme - pour un mari - respecter le rythme et le vécu de sa femme, être vigilant pour ne pas polluer son imaginaire par des images porno ou érotiques même si cela s’avère être aujourd’hui un combat difficile et constant.

Maud - La sexualité est le lieu de l’expression de tout l’être. Elle est un don extraordinaire fait à l’homme et à la femme par Dieu pour exprimer le don le plus absolu et intime qu’il soit possible de faire. Je donne du temps ou des compétences à mon patron, je donne de mon argent au fisc ou au magasin, mais mon corps, je ne le donne qu’à mon mari ! Mon corps doit exprimer un amour total, un amour purifié, converti, donné, gratuit. Avec ma meilleure bonne volonté, je ne peux le faire en 3 jours, 3 mois ni même 3 ans : tant que mon cœur n’est pas converti, mon corps va exprimer des ratés, des ambiguïtés, des demi-dons. La sexualité est un révélateur par nos corps de la conversion de nos cœurs dans leur capacité d’aimer et de se donner vraiment à l’autre.

Alex - Il faut une réciprocité dans la sexualité : si l’homme n’a pas de retenue, pas d’ascèse, pas d’écoute de son épouse, cela pose rapidement problème. Si je « prends » le corps de l’autre alors qu’il n’est pas prêt, je me conduis comme une bête guidée pas ses pulsions et j’animalise la relation sexuelle. Ce travail de conversion n’est pas immédiat, il est difficile, il exige du temps. Voilà pourquoi la sexualité doit s’inscrire sur le long terme, dans un projet de vie et un engagement. Au bout de 27 ans de mariage, nous vivons nos relations intimes de façon beaucoup plus dilatante ou émouvante que lorsque nous étions jeunes mariés ! Ce n’est pas une histoire de « technique », c’est avant tout un travail d’écoute, d’attention mutuelle, d’ajustement.

Maud - Une personne peut être troublée ou gênée par le désir sexuel de l’autre : ses gestes peuvent la mettre mal à l’aise, d’autant plus si elle n’a pas vu ses propres parents échanger des gestes de tendresse ou si des images pornographiques ont pu la choquer ; à l’inverse, si elle a grandi dans une famille démonstrative ou si la sexualité lui a été présentée comme à la fois belle et précieuse, cette personne aura une facilité d’expression qui parfois embarrasse son conjoint. Nous sommes invités à une conversion de nos excès et à une écoute attentive du langage charnel et affectif de l’autre. C’est un lieu commun que de souligner que l’homme et la femme n’ont pas la même façon de vivre la relation sexuelle, mais c’est dans la complémentarité et le dialogue qu’ils trouvent leur unité. La femme cherche la tendresse, un climat apaisé et attentionné ; elle a besoin d’attention et de délicatesse dans la durée. Les hommes parfois monopolisés sur la question de la performance, découvrent que pour être un « bon amant » de sa femme il n’est pas vraiment utile de réviser les positions du Kama Sutra, mais plutôt de faire preuve d’affection, de prévenance et de délicatesse auprès d’elle pendant la journée !

Alex - Les préliminaires sexuels sont donc un langage commun, qui s’apprend avec le temps. La lenteur et la complexité de la sensibilité de la femme donne à l’homme le temps de purifier son désir, qui est plus rapide et spontané. Le désir de l’homme est aussi invitation faite à la femme à se donner sans se poser d’éternelles questions ! Si homme et femme s’ajustent par la conversion, l’écoute et le don, il peut y avoir une grande intensité relationnelle entre eux. Comme nous le verrons, Jean Paul II puis Benoît XVI ont souligné avec force que la purification de l’Eros, loin d’amoindrir l’intensité relationnelle, au contraire la dilate. L’Eglise montre là un chemin de communion conjugale et sexuelle que les non-croyants nous envieraient tellement s’ils le connaissaient ! C’est pourquoi il est si important d’annoncer aujourd’hui urbi et orbi « L’Evangile de la sexualité » ! C’est un « autoroute missionnaire » de la Nouvelle Evangélisation, très vaste sujet qu’il faudrait traiter en tant que tel.

Apprendre à relire le fruit de notre sexaulité conjugale

Alex - « Bien faire l’amour » demande ‘avant’ et ‘après’ beaucoup de paroles échangées entre conjoints, et de relecture de ce qui a été vécu. Relecture qui est du même ordre que dans le cadre d’un accompagnement spirituel où nous relisons le fil de notre expérience et cheminement intérieur.

Maud - Avoir entre nous une parole libre, délicate et sans tabou sur notre sexualité est très important. Pour cela il faut nommer les choses, ce que beaucoup de couples ont du mal à faire : est-ce que je me suis sentie respectée ? Quels sont les gestes qui m’ont touchée en profondeur ? Le lendemain, comment je me sens : paisible, en forme, avec l’envie d’embrasser l’univers, … ? Ou au contraire triste, aigrie, salie, … ? Ces sentiments sont un révélateur précieux sur lequel s’appuyer pour s’ajuster.

Alex - On peut avoir eu un plaisir intense sur le moment, dont la résonance intérieure est amère. Avec du recul, je réalise que tel geste était guidé par mon désir pulsionnel ou simplement me faisait « prendre » ma femme, et non l’accueillir. On est aussi sans cesse décontenancé, remis en cause par le désir de l’autre, par son envie d’un geste auquel on ne s’attendait pas et qu’on ne souhaite pas. Là comme ailleurs, relisons avec Saint Paul la présence ou non du « fruit de l’Esprit » dans nos vies (cf. Ga 5, 22-25) ; c’est si précieux !

Maud - Dépasser la pudeur et la difficulté à dialoguer, purifier et convertir sens et sentiments, se donner avec justesse et donc se livrer et s’abandonner dans les bras de l’autre, est de l’ordre du combat spirituel. C’est aussi une décision : le jour du mariage je me suis engagé à me « donner » à l’autre et à tout faire pour le rendre heureux. Il nous faut donc chacun décider de travailler sur soi pour concrétiser cette promesse de « me donner ».

La qualité de notre sexualité, «  mesure  » de notre relation conjugale

Maud - La sexualité, c’est aussi le haut de l’iceberg de la vie conjugale, qui va révéler ce qui est caché. Si nous nous sommes disputés ou divisés, nous ne pouvons pas nous donner à l’autre de manière belle et libre. Nous sommes retenus par ce que l’on ressent (colère, agacement, etc.) Discerner la qualité de notre sexualité de couple, c’est poser une forme de diagnostic sur notre vie conjugale. La sexualité, comme un entonnoir, rassemble tout ce qui s’est vécu entre les époux dans les heures ou les jours qui précèdent : elle en est comme son réceptacle, mais aussi son tremplin, puisqu’elle vise à « nourrir d’amour » dans la vie de tous les jours.

Alex - Pour bien faire l’amour à ton épouse, rend-lui service dans la journée ! Exprime ton amour au quotidien ! Partage ce que tu vis ! Si ton l’attention à elle commence seulement à s’exprimer dans le lit le soir, ta femme va rapidement avoir le sentiment d’être manipulée et non respectée. Et en général, la femme déteste être chosifiée … Et comment faire « une seule chair » si des parties entières de notre vie ne sont pas connues de notre conjoint ? Se mettre à nu l’un devant l’autre dans la sexualité est la symbolique du tout de nos vies qu’on a mises à nu auparavant par le dialogue, la transparence, le partage, l’amitié.

Maud - Ce langage de la tendresse a besoin d’être incarné dans les gestes de tous les jours. Ce peut être un regard, prendre la main, s’enlacer, s’intéresser à ce que l’autre vit, lui rendre service, etc. Il faut échanger sinon on se ferme et on rejette inconsciemment la sexualité.

Alex - Mon premier ami, c’est mon époux, mon épouse, que j’ai plaisir à retrouver, avec lequel j’ai plaisir à partager. Si le réflexe de ma femme lorsqu’elle apprend une bonne nouvelle c’est d’abord de la partager avec une amie, sa sœur ou sa mère, alors il y a quelque chose qui cloche dans notre relation.

Maud - Nous avons connu une période où je ressentais moins de désir pour Alex. J’ai cherché ce qui pouvait en être à l’origine. En fait, j’étais angoissée par les problèmes de santé chronique de l’un de nos enfants. A partir du moment où nous avons compris la source de cette angoisse latente, j’ai retrouvé peu à peu mon désir, d’autant plus lorsqu’il a été guéri. Parfois, notre corps exprime ce qu’on n’a pas conscientisé. Ce peut être des conflits, des angoisses cachées, des problèmes de disponibilité liés à la vie professionnelle, des blessures profondes, etc. A nous de partir ensemble, et délicatement, à la pêche !

La sexualité des corps pour exprimer la communion des âmes

Alex - Dans l’évangile, Jésus enseigne qu’au moment où nous présentons notre offrande à l’autel, si nous nous souvenons que notre frère a quelque chose contre nous, nous devons d’abord aller nous réconcilier. Il en va de même pour la sexualité « liturgie propre des époux ». Si un service n’a pas été rendu, s’il y a eu un mot de travers ou agressif, s’il y a eu des manques d’attention ou de délicatesse, il nous faut nous réconcilier de cœur avant d’unir nos corps, sinon ce n’est que mensonge.

Maud - L’objectif ultime de la sexualité est de vivre une communion des âmes. Sur terre, nous n’arriverons jamais à la perfection, ni à une communion totale, même si nous en goûtons des prémisses. On peut vivre une relation imparfaite au niveau des gestes, mais si la relation sexuelle est juste – au sens où on a ressenti une étreinte des âmes et une vérité entre nous – elle crée une intensité de joie, une jubilation extraordinaire qui dépasse de beaucoup le seul plaisir de l’orgasme.
Une enquête récente menée en Angleterre a montré que les femmes chrétiennes sont les plus épanouies sexuellement, parce que ces couples pratiquent le dialogue conjugal, le pardon, l’attention, etc. Cette justesse de la relation peut tout à fait habiter les non-croyants.

Alex - Nous appliquons souvent à la sexualité l’évangile de Cana. Selon la seule logique humaine, le bon vin est servi au début, mais tôt ou tard ’il n’y a plus de vin’, c’est-à-dire plus d’amour, comme on le constate chez tant de couples. Dans la relation sexuelle, au début on « s’éclate » avec le bon vin d’une passion toute spontanée, puis le désir mutuel s’émousse et peu à peu « il n’y a plus de vin ». Grâce à la loi divine de la nouvelle alliance, Jésus transforme avec nous la piquette ou l’eau fade de notre amour pour en faire un vin encore bien meilleur qu’au début de notre relation ; si bien que les grands millésimes de notre sexualité sont devant nous ! Plus on avance, moins on se blesse, plus on grandit dans l’écoute et l’attention mutuelle ; plus on communique ensemble, plus notre sexualité devient simple, belle, intense.

Maud - Il y a quelques années, nous avons vécu une démarche de pardon suite à des paroles très dures qui avaient été dites à la naissance de notre couple. Grâce à un travail de prise de conscience et de relecture spirituelle, nous avons pu voir tout le mal opéré en nous par cette parole pendant 25 ans et donner vraiment notre pardon. Un fruit surprenant en a découlé : nous avons vécu une véritable semaine de lune de miel ! Le pardon et la guérison de nos blessures fructifient directement sur notre amour et notre communion. La sexualité est un langage qui vient des profondeurs de l’être : si des blessures du passé nous entravent, notre sexualité peut en être profondément perturbée. Guérir de nos blessures par l’œuvre de Salut du Christ et le pardon donné est nécessaire pour retrouver une vraie liberté dans le don de notre corps.

Alex - Ce travail intérieur ne se résume pas à réciter de pieuses prières, mais - grâce à la force de la prière – on peut mettre des mots sur des situations précises et croire - par la foi - que Jésus vient nous rejoindre, nous sauver, nous libérer, nous guérir. Ce travail concret de la vie spirituelle va donc dilater et enrichir peu à peu notre vie conjugale et notre sexualité. Jean Paul II le précise d’ailleurs très clairement : « loin d’appauvrir les manifestations affectives des époux, l’ascèse conjugale les rend spirituellement plus intenses et par conséquent les enrichit » (Lettre aux Familles) ; Benoît XVI invite les époux à s’engager sur un « chemin de montée, de renoncement, de purification et de guérison » pour goûter car ainsi que « l’Eros peut élever en extase vers le Divin » (Deus et Caritas §4). Vous comprenez combien c’est là un chemin de profonde bénédiction pour tout couple !

Maud - A l’inverse, de plus en plus de couples sont vraiment laminés et peu à peu détruits par la pornographie, caricature si déformante de la sexualité telle que désirée par Dieu pour le bonheur du couple ; on sous-estime le tsunami porno’ et donc conjugal qui déferle aujourd’hui par Internet. Il est urgent de prévenir les couples de se « garder » l’un l’autre, d’être vigilants, de ne pas jouer à ce jeu très loin d’être innocent. Le web-porno est le visage moderne de l’adultère du cœur dont parle Jésus et qui peut détruire des couples les plus unis et les plus croyants. Là aussi, la vigilance partagée des époux, la grande attention à vivre toutes les dimensions de leur alliance, et l’ancrage dans la foi et la vie dans l’Esprit sont les meilleurs remparts pour lutter contre l’adultère sous toutes ses formes.

La sexualité pour exulter et rendre gloire à Dieu

Maud - La nuptialité est inscrite en nous. La sexualité est la « matière » même du sacrement de mariage que reconnaît l’Eglise. Elle est le signe, l’expression mais aussi la nourriture de notre amour et de notre engagement. Quand une femme refuse régulièrement de se donner, indirectement c’est un rejet du mariage lui-même qu’elle exprime à son mari, mais aussi à elle-même ! C’est donc grave docteur !

Alex - La sexualité n’est pas accessoire mais fondamentale dans un couple. St Paul le dit « Ne vous refusez pas l’un à l’autre », « rendez gloire à Dieu par votre corps », « vos corps sont le temple du Saint-Esprit », …. S’abstenir et mépriser la sexualité au nom d’une sublimation soit disant chrétienne de la vie conjugale est grave sur plusieurs plans : c’est une hérésie au plan de la foi ; au plan spirituel ou pastoral, c’est une fuite de l’incarnation, de la vocation conjugale, et donc du dessein de Dieu dans le mariage ; au plan humain, c’est refuser une dimension essentielle de l’expression de l’attachement mutuel des époux. Des parents qui ne font plus l’amour, c’est très souvent « bonjour tristesse » dans la famille ! Qu’on ait du mal à purifier son désir (surtout les hommes !), qu’on ait des difficultés à se donner (surtout les femmes !), c’est fort possible et bien souvent le cas, mais ce n’est pas dans la fuite qu’on répond à l’appel de Dieu !

Maud - Parfois, nous rencontrons des couples qui refusent de traiter de front les problèmes liés à leur sexualité, en les fuyant dans une spiritualisation déplacée et en justifiant ainsi une décision de ne plus s’unir sexuellement. Avoir pour modèle familial chrétien la sainte famille est important, mais ce n’est pas une raison pour justifier l’absence de relation sexuelle pour des époux chrétiens ; il y a eu en cela de graves confusions dans l’approche de cette question dans l’histoire, même récente, de l’Eglise latine, et certains couples en restent encore là aujourd’hui. C’est source de grandes souffrances, pourtant totalement inutiles.

Alex - Au travers du désir d’amour et de communion exprimés dans la sexualité, il y a une aspiration à donner et recevoir ensemble de l’amour l’un de l’autre. La joie est une finalité essentielle du mariage qui est très bien exprimée dans la Genèse : on se marie pour vivre une joie amoureuse intense, à la mesure de celle d’Adam qui exulte pour Eve en s’exclamant : « tu es la chair de ma chair, » !

Maud - Le dessein de Dieu pour le couple n’est ni mièvre, ni triste, ni tiède, car c’est du feu ! Répondre à l’appel de Dieu dans le mariage, c’est viser ce feu, rien de moins ! Mais cela ne s’obtient pas spontanément en raison de nos limites et de notre péché ; tout mariage doit passer par le creuset de la conversion, de la purification ; c’est donc souvent un travail douloureux qui passe par des combats, de nombreuses croix et résurrections. Cette purification est incontournable tant pour les hommes que pour les femmes, même si elle revêt souvent des chemins différents. Alors ce « feu » grandit, s’intensifie et comme à Cana, nous vérifions qu’avec le Christ l’excellent vin de l’amour est bien pour la fin !

Alex - C’est ce travail de conversion qui nous fait peu à peu accéder à cette intensité unique de l’Eros dont parle Benoît XVI, ce qui permet aux époux dit-il de « goûter non le plaisir d’un instant mais comme l’avant goût du sommet de l’existence, de la béatitude vers laquelle tend tout notre être » (Deus caritas § 5). On ne peut sans doute être plus clair, et vous comprenez que lorsque cet enseignement de l’Eglise sera mieux diffusé et annoncé, ce sera une vraie « bombe pastorale » comme le disait Georges Weigel, le biographe de Jean-Paul II.

Maud - L’Eglise ne peut taire le magnifique projet de Dieu pour les couples, même si le sommet de la montagne peut paraître très haut, ce n’est pas une raison pour « rabaisser ce sommet » disait Jean Paul II. Gravir la montagne demande de la patience et un entraînement régulier ; cela demande surtout d’accueillir les grâces du Christ et de l’Esprit-Saint, ce qui est un don de Dieu offert à tous sans distinction. Il faut sans doute toute une vie pour faire fructifier toutes ces grâces, mais dès le début, on peut en goûter les prémices et les premières saveurs. Alors, quel trésor irremplaçable pour enrichir tout au long de sa vie nos relations conjugales !